Arrêtons de troller ce pauvre lundi !

troll lundi

Depuis ces 2-3 dernières années, un bon nombre de pages Facebook dédiées ou de fan page de marque se sont mises au troll du lundi. Cela peut faire sourire, paraître amusant, parfois même on s’y retrouve. Nous aussi, on aimerait rester sous sa couette le lundi. Le fait qu’un visuel qui va dans ce sens soit partagé et liké par des dizaines de milliers de personnes… on se dit qu’on n’est pas les seuls. Si vous n’êtes pas dans ce cas, bravo à vous ! Vous avez trouvé l’équilibre de travail qui vous convient. Le reste de ce billet aura peu d’intérêt pour vous. Les autres, vous êtes prêts à poursuivre la quête…

Un peu de mathématiques

Mais alors on peut se demander quel est l’intérêt de se lever finalement le lundi ? Faisons le calcul : prenons une carrière de 42 ans, multiplions ces années par 47 lundis par an (on aime bien les lundis pendant les congés, alors ça ne compte pas) : ça fait quand même 2184 jours pour lesquels au final, on rechigne à se lever. Je m’adresse ici bien sûr à de personnes travaillant avec des horaires de bureau classiques.

Et bien sûr, ne sont pas ajoutés dans ce calcul les mardis (c’est quand même super loin du vendredi), les mercredis (pfff, c’est QUE le milieu de semaine), le jeudis (ahhh c’est le pire, on dirait vendredi mais en fait non) et le vendredis (ouais, week-end ce soir… mais ça veut dire encore toute une journée à travailler quand même).

42 années * 47 semaines * 5 jours/semaine = 9870. Oui, près de 10 000 jours où on soupire en entendant le réveil sonner. ça fait beaucoup quand même non ? L’équivalent de 27 années qu’on n’aurait pas envie de vivre. Enfin en tout cas pas comme ça.

Mais quel est l’intérêt de ce calcul ?

Honnêtement, avez-vous envie de passer 27 ans de votre vie à soupirer dès le réveil ? A compter les heures, à attendre 17h30, à compter les jours jusqu’au week-end…

Un matin cette année je me suis réveillée en réalisant que non, pas moyen que cela se passe ainsi pour moi : je n’ai qu’une vie bordel ! On a tous nos raisons de ne pas sauter de joie pour aller travailler : une entreprise pour laquelle nous n’adhérons pas aux valeurs, un patron tyrannique, des collègues désagréables, des tâches peu intéressantes, Mireille qui parle trop fort dans l’open space, une surcharge de travail incompressible, les 4 heures de réunion prévues dans la même journée alors que tout le monde a conscience qu’ « on ne sait même pas ce que le client veut ni si on a les ressources humaines et financières nécessaires à ce projet » et que « le boss va sûrement changer d’avis au dernier moment, alors à quoi bon« , un manque de reconnaissance, un seul micro-onde à la cafet (nan mais sérieux quoi !), Roger qui va encore manger du poisson à midi et donc embaumer tout le bureau, des élèves qui ne prendront même pas la peine de suivre le cours, …

Suite à cette prise de conscience, je me suis dit qu’il fallait que quelque chose change, que je trouve du sens aux quelques 10 000 journées de travail que je vais faire dans ma vie. J’ai eu la chance de rencontrer une personne bienveillante, devenue depuis cliente, qui m’a vraiment donné le déclic. J’ai compris que mes conseils et mes compétences l’aideraient vraiment à faire tourner son entreprise. J’ai réalisé qu’en montant ma boîte, je serai mon propre patron, que je serai maître des échecs mais aussi de mes succès.

Alors bien sûr, tout le monde ne souhaite pas devenir entrepreneur et tout le monde ne peut pas changer de travail comme ça, du jour au lendemain. On a nos obligations, des personnes qui comptent sur nous, on se cherche, …

Il s’agit surtout de trouver ce qui va vous donner le sourire le lundi matin, vous motiver le mardi, vous accaparer le mercredi, vous passionner le jeudi, afin de savourer tranquillement l’arrivée du week-end et ne pas avoir fait l’impasse sur 70% de votre semaine.

Pour vous, ce sera quoi ?

 

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